Un mot-clé, ce n’est rien d’autre que la phrase qu’un client tape avant de vous trouver. Le travail consiste à deviner ces phrases, puis à écrire votre site avec les mêmes mots. Beaucoup de sites de commerces échouent parce qu’ils utilisent le vocabulaire du métier au lieu de celui du client.
Partez du client, pas de votre métier
Un chauffagiste écrit « maintenance thermique ». Son client tape « chaudière en panne ». Un opticien écrit « équipement optique correcteur ». Son client tape « lunettes pas cher Meaux ». Cet écart de vocabulaire est l’une des raisons les plus fréquentes pour lesquelles un site reste invisible.
Faites l’exercice à l’envers. Posez-vous trois questions :
- Qu’est-ce que le client vient chercher ? Un service, un produit, une urgence, un prix.
- Dans quel état d’esprit ? Il compare, il cherche en urgence, il veut juste un numéro.
- Comment le dirait-il à un ami ? « Je cherche un bon coiffeur sur Serris » et non « prestation capillaire Val d’Europe ».
Votre meilleure source de vocabulaire, ce sont vos clients eux-mêmes. Notez pendant deux semaines les mots exacts qu’ils emploient au téléphone et au comptoir. Vous aurez une liste plus juste que n’importe quel outil.
Les quatre familles de mots-clés d’un commerce local
Métier plus ville
C’est le socle : « plombier Meaux », « restaurant italien Chessy », « salon de coiffure Bailly-Romainvilliers ». Ce sont les recherches les plus rentables, parce que la personne a une intention claire et qu’elle est près de vous.
Prestation précise
« Pose de parquet », « pizza à emporter », « rééducation du genou », « photo d’identité agréée ». Ces expressions ramènent moins de monde mais des clients plus sûrs, et elles sont beaucoup moins disputées. Une page par prestation importante est souvent le meilleur investissement de contenu pour un artisan ou un professionnel de santé.
Urgence et disponibilité
« Plombier ouvert dimanche », « serrurier urgence nuit », « pharmacie de garde », « boulangerie ouverte le lundi ». Ces recherches se font sur téléphone, avec une décision immédiate. Si vos horaires réels correspondent, dites-le noir sur blanc sur votre site et sur votre fiche Google.
Question et comparaison
« Combien coûte un ravalement de façade », « quelle différence entre lissage et défrisage », « faut-il une ordonnance pour un kiné ». Ces recherches ne ramènent pas un client tout de suite, mais elles vous font connaître, et elles donnent le genre de texte que les assistants d’intelligence artificielle reprennent volontiers, parce qu’une question suivie d’une réponse claire se cite facilement.
Les outils gratuits qui suffisent
Pas besoin d’abonnement à un logiciel professionnel pour commencer.
La suggestion automatique de Google. Tapez « plombier » et laissez Google compléter. Puis « plombier Meaux ». Puis « plombier Meaux p », lettre par lettre. Ces suggestions viennent de vraies recherches.
Le bloc « Autres questions posées ». Au milieu des résultats, Google liste des questions associées. Chacune est un sujet de page ou de paragraphe.
Les recherches associées en bas de page de résultats, dans le même esprit.
Google Search Console, si votre site est déjà en ligne. Dans le rapport de performances, l’onglet des requêtes vous montre les phrases qui ont affiché votre site et votre position moyenne. C’est la source la plus fiable, parce qu’elle parle de votre site à vous. Regardez en priorité les requêtes où vous apparaissez déjà sans être dans les premiers résultats : c’est souvent là qu’un peu de travail se voit le plus vite.
Les statistiques de votre fiche Google, qui indiquent une partie des recherches ayant mené à votre fiche.
Les sites de vos concurrents. Regardez les titres de leurs pages. Vous verrez tout de suite s’ils ont compris le vocabulaire des clients, ou pas.
Comment trier votre liste
Vous allez vite avoir trente ou quarante expressions. Gardez-en dix pour commencer, en croisant deux critères.
Le volume réaliste. Inutile de viser « restaurant Paris » quand on est installé à Serris. Une expression qui ramène dix personnes très proches vaut mieux qu’une expression qui ramène mille personnes à cinquante kilomètres.
La concurrence. Tapez l’expression. Si les trois premiers résultats sont des grands portails nationaux et des plateformes, la bataille sera longue. Si ce sont des sites de commerces comme le vôtre, parfois mal faits, la place est prenable.
Classez ensuite en trois lots :
- Les deux ou trois expressions principales, celles qui décrivent votre activité et votre ville. Elles iront sur la page d’accueil.
- Une expression par prestation, pour une page dédiée à chacune.
- Les questions, qui deviendront des articles ou une FAQ.
Une page, une intention. C’est la règle la plus importante. Une page qui essaie de viser « plombier », « chauffagiste », « dépannage » et « rénovation salle de bain » en même temps a peu de chances de ressortir sur l’un des quatre.
Où placer les mots-clés concrètement
Sur une page donnée, l’expression visée doit apparaître à cinq endroits :
- la balise title, le titre affiché dans les résultats de Google ;
- le H1, le grand titre visible en haut de la page ;
- le premier paragraphe, dans une phrase naturelle ;
- un ou deux sous-titres (H2), quand c’est logique ;
- le texte alternatif d’une image, celui qui décrit la photo.
Ajoutez l’expression dans l’adresse de la page si vous la créez maintenant : /plombier-meaux plutôt que /page-3. Le mode d’emploi détaillé des titres est dans l’article sur les balises title et meta description.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est répéter l’expression à chaque phrase. Les moteurs traitent depuis longtemps les synonymes et le contexte. Une page où « plombier Meaux » revient à chaque ligne se lit mal, et une page qui se lit mal ne convertit pas. Écrivez pour un humain, placez l’expression aux endroits structurants, et parlez de tout ce qui gravite autour : quartiers, communes voisines, marques que vous installez, délais, tarifs.
Le cas des communes voisines
Un commerce attire des clients de plusieurs communes. Faut-il une page par ville ? Parfois oui, souvent non, et la réponse dépend de ce que vous avez à dire de chaque ville. Nous traitons la question en détail dans une page par ville sur son site : bonne ou mauvaise idée. En attendant, mentionnez simplement vos communes d’intervention dans une phrase honnête sur votre page d’accueil ou votre page contact, et configurez votre zone desservie sur votre fiche Google.
Vérifier au bout de deux ou trois mois
Ouvrez Google Search Console et comparez. Est-ce que vous apparaissez sur les expressions visées ? À quelle position ? Est-ce que de nouvelles expressions apparaissent, auxquelles vous n’aviez pas pensé ? Ces nouvelles venues sont souvent les plus intéressantes, parce qu’elles viennent du terrain.
Un mot-clé qui ne décolle pas au bout de six mois mérite d’être réexaminé : soit la page est trop maigre, soit l’expression est trop disputée, soit elle ne correspond pas vraiment à ce que vous vendez.
Résumé actionnable
Notez pendant deux semaines les mots de vos clients. Complétez avec les suggestions de Google. Gardez dix expressions, dont deux pour la page d’accueil et une par prestation. Écrivez une page par intention, avec le mot-clé dans le titre, le H1 et le premier paragraphe. Vérifiez au trimestre dans Search Console.
Si vous préférez déléguer ce travail, notre méthode de création de site internet part toujours de cette liste de mots-clés, avant même la première maquette.
mots-clésréférencement localseocommerce
KlarkLabs
Un site que Google affiche et que les IA citent
Création de site dès 499 €, en ligne en 48 h. Ou l’offre Site + GEO avec le suivi mensuel de vos citations.