Beaucoup de commerçants ont une fiche Google. Peu ont une fiche complète. C’est pourtant souvent ce qui sépare une fiche que l’on voit d’une fiche que personne ne trouve. Voici les dix points que nous vérifions systématiquement, dans l’ordre où ils comptent, avec ce qu’il faut corriger quand ça ne va pas.
1. La catégorie principale
C’est le réglage le plus lourd de conséquences. Google s’appuie dessus pour déterminer le type d’activité que vous exercez, et donc les recherches sur lesquelles votre fiche a une chance de sortir. Une catégorie trop large vous dilue dans une concurrence énorme, une catégorie à côté de la plaque vous rend invisible sur votre vrai métier.
Un kinésithérapeute choisit « Kinésithérapeute », pas « Clinique ». Une boulangerie qui fait aussi salon de thé met « Boulangerie » en principale et « Salon de thé » en secondaire, pas l’inverse, sauf si le thé représente l’essentiel du chiffre. Testez votre choix en tapant la recherche que ferait un client : si les concurrents qui sortent ne vous ressemblent pas, la catégorie est mauvaise. Le sujet mérite à lui seul un article, et nous l’avons écrit : bien choisir ses catégories.
2. Les catégories secondaires
Ajoutez-en deux à cinq, uniquement pour des activités que vous exercez réellement. Un plombier peut légitimement cocher « Chauffagiste » s’il pose des chaudières. Il ne coche pas « Électricien » pour élargir : une catégorie que rien ne confirme, ni sur votre site, ni dans vos avis, ni dans vos photos, attire surtout des demandes que vous devrez refuser. L’incohérence coûte plus qu’elle ne rapporte.
3. Le nom exact de l’établissement
Le nom doit être celui de votre devanture, sans ajout. « Salon Élodie » et pas « Salon Élodie coiffeur Chessy pas cher ». Les mots-clés ajoutés dans le nom sont contraires aux règles de Google. Ils exposent à un signalement d’un concurrent et, dans les cas les plus nets, à une suspension de la fiche. Si vous avez déjà bricolé votre nom, remettez-le droit.
4. Les horaires, y compris les exceptions
Des horaires justes sont le socle de la confiance. Renseignez le détail jour par jour, la coupure du midi si vous fermez, et surtout les horaires spéciaux : jours fériés, fermeture annuelle, inventaire. Quand les horaires d’un jour férié ne sont pas confirmés, Google peut afficher un avertissement aux internautes, ce qui refroidit le clic.
Un réflexe utile : bloquez trente minutes en début d’année pour saisir tous les jours fériés d’un coup.
5. La description
Le champ est limité, de l’ordre de quelques centaines de caractères. Servez-vous en pour dire ce que vous faites, pour qui, ce qui vous distingue, et où vous êtes. Écrivez-la comme vous parleriez à un client au comptoir. Les trois premières lignes sont les plus lues, mettez l’essentiel devant.
À éviter : les listes de mots-clés, les majuscules partout, les promesses vagues du type « votre partenaire de confiance ». À privilégier : des faits. « Pain au levain cuit sur place deux fois par jour, farines de Seine-et-Marne, ouvert le dimanche matin. »
6. Les services et les produits
C’est le point le plus souvent oublié, et l’un des plus rentables. Google propose, selon la catégorie, une liste de services que vous pouvez enrichir vous-même. Chaque service renseigné précise ce que vous faites, et vous rend crédible sur une recherche plus fine.
- Un plombier liste « recherche de fuite », « débouchage de canalisation », « remplacement de chauffe-eau », « installation de robinetterie ».
- Un institut liste « épilation », « soin du visage », « manucure », « massage ».
- Un restaurant renseigne son menu, avec les plats et les prix.
Ajoutez une phrase de description sur chaque service quand c’est possible. C’est du texte supplémentaire sur votre activité, que Google comme les assistants IA peuvent reprendre.
7. Les photos, en quantité et à jour
Une fiche avec trois photos floues ne convainc personne. Visez une quinzaine d’images minimum : devanture de jour, intérieur, produits ou réalisations, équipe. Un artisan montre des chantiers finis, un hôtel montre les chambres réelles et pas des visuels de catalogue.
Ajoutez deux ou trois photos par mois plutôt que quarante d’un coup puis plus rien. La régularité montre une entreprise en activité, aux clients d’abord. Le téléphone suffit, en pleine lumière, en cadrant droit.
8. Les avis, et surtout les réponses
Le volume d’avis compte, leur fraîcheur aussi. Un commerce avec vingt avis dont le dernier date de deux ans paraît endormi.
Répondez à tous les avis, y compris aux bons, en deux ou trois phrases personnalisées. Sur un avis négatif, restez factuel, proposez une solution, ne discutez pas dans le détail. Les lecteurs jugent autant votre réponse que le reproche. Notre guide sur les avis Google détaille les formulations qui marchent et la manière d’en demander sans forcer.
9. Le lien vers le site, et vers la bonne page
Le champ « site internet » ne doit pas pointer systématiquement vers la page d’accueil. Un salon de coiffure gagne à envoyer vers sa page de prise de rendez-vous, un restaurant vers sa page menu et réservation. Vérifiez aussi que le lien fonctionne, en https, et que la page se charge vite sur mobile. Une fiche parfaite qui renvoie vers une page lente perd le client à la dernière seconde.
Si vous gérez plusieurs établissements, chaque fiche pointe vers sa propre page, jamais toutes vers la même.
10. La cohérence des informations partout ailleurs
Votre fiche n’est pas seule : votre site, les annuaires, les réseaux sociaux et les plateformes de votre secteur racontent eux aussi votre entreprise. Le nom, l’adresse et le téléphone gagnent à être écrits de façon identique partout, à la virgule près. « 12 av. de la Gare » ici et « 12 avenue de la gare » là, c’est déjà une petite incohérence de plus.
Faites le tour de vos anciennes inscriptions, surtout si vous avez déménagé ou changé de numéro. C’est fastidieux une fois, puis c’est réglé.
Comment savoir où vous en êtes
Le plus simple est de regarder votre fiche comme le ferait un client, depuis un téléphone, en navigation privée, et de comparer avec les deux concurrents qui sortent avant vous. Ce qu’ils ont et que vous n’avez pas est votre liste de travail.
Vous pouvez aussi obtenir un état des lieux immédiat avec notre analyse gratuite de fiche Google : elle liste les points manquants, sans inscription. Et si votre fiche est bonne mais que le site derrière ne suit pas, parlons-en, c’est souvent là que se perdent les appels. Notre approche est décrite sur la page création de site internet.
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